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- Quelles sont les caractéristiques principales d’un bail commercial ?
- Quel est le rôle du loyer dans un bail commercial ?
- Comment fonctionne le renouvellement d’un bail commercial ?
- En quoi consiste la cession d’un bail commercial ?
- Quelles taxes et charges s’appliquent au bail commercial ?
- Quelle est la législation encadrant le bail commercial ?
- Les différentes clauses pouvant être inclus dans un bail commercial ?
- L’utilité de l’état des lieux
- Comment se déroulent les états des lieux d’entrée et de sortie ?
- Que doit contenir un état des lieux ?
- Qu’est-ce que le crédit-bail immobilier ?
- Quelles sont les alternatives au bail commercial ?
- Qu’est-ce que la révision légale du loyer ?
- Qu’est-ce que la clause d’indexation du contrat de bail ?
- Qu’est-ce que l’indice trimestriel des loyers commerciaux (ILC) ?
- Comment mettre fin à un bail commercial ?
- Que se passe-t-il si vous ne respectez pas ce préavis ?
- Quels sont les droits du locataire et du bailleur ?
Droit au bail

Quelles sont les caractéristiques principales d’un bail commercial ?
- Le propriétaire des locaux, qui met à disposition un espace destiné à une activité commerciale, artisanale ou industrielle.
- Le locataire, qui exploite ce local en contrepartie du versement d’un loyer. Bien que ce type de bail soit régi par le Code de commerce, les parties disposent d’une certaine flexibilité dans la négociation des termes du contrat, conformément aux principes de liberté contractuelle et commerciale.
Quel est le rôle du loyer dans un bail commercial ?
Comment fonctionne le renouvellement d’un bail commercial ?
• Pour le bailleur : Le locataire peut mettre fin au bail à tout moment en respectant les conditions de résiliation. Cependant, après 12 ans, le propriétaire a la possibilité de déplafonner le loyer.
• Pour le locataire : Il perd son droit au bail, ce qui peut fragiliser sa position juridique et compliquer la vente de son fonds de commerce.
- Détenir une caution commerciale en bonne et due forme ;
• Exploiter le fonds de commerce dans les locaux concernés depuis au moins trois ans ; - Être immatriculé au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers ;
• Respecter les obligations contractuelles du bail initial.
- Notifier le congé au locataire au moins 6 mois avant la fin du bail ;
- Proposer un nouveau bail avec un loyer révisé. Le locataire peut alors :
- Accepter l’offre, soit tacitement, soit par écrit ;
- Contester l’augmentation et solliciter une médiation auprès de la commission départementale de conciliation ou, en dernier recours, du tribunal de grande instance. Le plafonnement du loyer s’applique généralement, sauf dans certains cas exceptionnels, comme une modification significative des locaux, un changement de leur destination ou un bail initial d’une durée supérieure à 9 ans.
En quoi consiste la cession d’un bail commercial ?
- Rédaction du contrat de cession
La cession d’un bail commercial doit impérativement faire l’objet d’un contrat écrit. Ce document peut être signé directement entre les parties ou rédigé par un notaire. Il peut également prendre la forme d’un avenant au contrat de bail existant. - Réalisation de l’état des lieux
Un état des lieux doit être établi par le propriétaire et le locataire sortant. Cette tâche peut également être confiée à un tiers, comme une agence immobilière. Ce document, conservé par chacune des parties, doit être aussi détaillé que possible afin de faciliter la comparaison avec l’état des lieux initial en cas de litige. Bon à savoir : Plus l’état des lieux est précis, plus il servira de preuve en cas de désaccord entre les parties. - Notification au bailleur
Le propriétaire doit être informé de la cession du bail commercial via un acte extrajudiciaire délivré par un commissaire de justice (anciennement huissier). Cet acte doit définir :
• L’identité et les coordonnées du nouveau titulaire du bail ;
• La date de la cession, qui marque le début du paiement du loyer par le repreneur. Toutefois, cette formalité devient facultative si le bailleur a déjà donné son accord à la cession par acte notarié. À noter : Les désinscriptions sur le fonds de commerce doivent également être informés de la cession du droit au bail. - Enregistrement et publicité de la cession
La transaction doit être enregistrée auprès du service des impôts des entreprises (SIE) compétent. Si l’acte a été établi par un notaire, celui-ci se charge directement de cette formalité.

Quelles taxes et charges s’appliquent au bail commercial ?
Parmi celles-ci figurent :
- Les grosses réparations définies par l’article 606 du Code civil ;
- Les dépenses liées à la vétusté et à la mise en conformité de l’immeuble lorsquecelles-ci relèvent des grosses réparations ;
- Certains impôts et taxes dont le redevable légal est le bailleur, l’exception de la taxe foncière et de certaines taxes additionnelles ;
- Les honoraires de gestion des loyers et de l’immeuble ;
- Les charges et coûts relatifs à des locaux vacants dans un ensemble immobilier. Toutefois, ces dispositions ne s’appliquent qu’aux baux commerciaux conférant un droit à la propriété commerciale, excluant ainsi les baux dérogatoires et les conventions d’occupation précaire. Charges pouvant être transférées au locataire À l’inverse, certaines charges restent transférables contractuellement au locataire, notamment :
- La quote-part des consommations d’eau et d’énergie du local loué et des parties communes ;
- Les frais d’entretien des ascenseurs et monte-charges ;
- L’entretien courant et les travaux de second œuvre ;
- Les travaux de mise en conformité ne relevant pas des grosses réparations ;
- L’impôt foncier et la taxe d’ordures ménagères ;
- Les assurances relatives au local, y compris celles garantissant le paiement des loyers.
- Un bail signé le 1er janvier 2014 et renouvelé le 31 décembre 2022 reste soumis aux anciennes dispositions jusqu’à son renouvellement ;
- Un bail signé le 1er septembre 2005, reconduit tacitement depuis le 31 août 2014,
Reste également sous l’ancien régime jusqu’à son renouvellement explicite. Grosses réparations, travaux d’entretien et mise aux normes La loi exclut désormais le transfert des grosses réparations aux locataires dans les baux postérieurs à novembre 2014. Il est donc crucial de bien différencier ces réparations des travaux d’entretien, d’autant que le Code de commerce ne précise pas à qui incombent les travaux ne relevant pas de l’article 606 du Code civil. Traditionnellement, les grosses réparations concernent les éléments structurels d’un immeuble, tels que :
- Murs porteurs et façades ;
- Charpente et toiture ;
- Planchers et voûtes. À l’inverse, les travaux d’entretien et de second œuvre, comme les cloisons, installations électriques et sanitaires, restent en général à la charge du locataire. Certaines dépenses peuvent prêter à confusion :
- Le ravalement de façade est considéré comme une réparation s’il implique des techniques complexes, mais comme un simple entretien s’il s’agit uniquement de nettoyage ou de peinture.
- Le désamiantage est une grosse réparation, tandis que l’installation d’une climatisation ne l’est pas, sauf si elle modifie la structure de l’immeuble. En cas de litige ou de clauses ambiguës dans le bail, les tribunaux ont tendance à statuer en faveur du locataire. Il est donc essentiel pour les parties de rédiger leurs contrats avec précision afin d’éviter toute incertitude juridique.
Quelle est la législation encadrant le bail commercial ?
- Le Code de commerce, qui encadre principalement les baux commerciaux.
- Le Code civil, qui précise les obligations générales en matière de contrats.
- D’autres réglementations spécifiques, selon la nature du bail (Code rural, Code de procédure civile, etc.).
Les différentes clauses pouvant être inclus dans un bail commercial ?
- Clause résolutoire : permet de mettre fin au bail en cas de manquement.
- Clause d’indexation : ajuste le loyer selon un indice défini.
- Clause suspensive : conditionne la validité du bail à certaines obligations.
- Clause relative aux diagnostics techniques.
- Imposent le prélèvement automatique du loyer comme unique moyen de paiement.
- Facturent des frais d’envoi de quittance.
- Rendent le locataire automatiquement responsable des dégradations. Importance d’un bail précis et équilibré
Quelles garanties peuvent être prévues dans un bail commercial ?
- État des lieux (obligatoire depuis la loi Pinel). Un local commercial est destiné aux professionnels inscrits au Registre national des entreprises (RNE) qui souhaitent exploiter un fonds de commerce, généralement dans un secteur nécessitant l’accueil de clients sur place. Ce type de local peut être utilisé pour diverses activités telles que :
- Commerciales (par exemple, la vente de vêtements, une librairie, etc.),
- Industrielles (comme la réparation d’appareils électroménagers ou informatiques),
- Artisanales (par exemple, une boucherie ou un salon de coiffure).

- Lors de la signature du bail,
- Lors de la restitution du local par le locataire,
- Lors d’une cession ou mutation du fonds de commerce,
- Lors de la cession du droit de bail.
Comment se déroulent les états des lieux d’entrée et de sortie ?
Que doit contenir un état des lieux ?
- La date de réalisation et le type (entrée ou sortie),
- L’adresse complète du bien loué,
- L’identité et les coordonnées du propriétaire et du locataire,
- La description détaillée du local et de ses équipements,
- L’inventaire des clés fournies au locataire,
- Le relevé des compteurs d’eau, d’électricité et de gaz,
- La signature des deux parties.
Afin de faciliter la comparaison entre l’état des lieux d’entrée et de sortie, il est conseillé d’utiliser le même formulaire pour les deux procédures. Des modèles sont disponibles en ligne pour simplifier cette démarche. - Le dépôt de garantie
C’est l’un des dispositifs les plus courants lors de la localisation d’un bureau, d’un local commercial ou d’un entrepôt. Il permet au bailleur d’exiger du locataire une somme équivalente à 1 à 12 mois de loyer hors charges. Généralement, cette garantie correspond à un terme de loyer HT s’il est payable d’avance et à deux termes si le paiement s’effectue à terme échu. Versé le jour de la signature du bail, le dépôt de garantie offre au propriétaire une protection contre d’éventuelles dégradations du local par le locataire. Il peut également être utilisé pour couvrir d’éventuels impayés, notamment dans le cadre de baux commerciaux et professionnels. Toutefois, cette somme n’est définitivement acquise par le bailleur que si elle est effectivement utilisée pour pallier un manquement du locataire, comme un défaut de paiement ou des dommages causés au local. - Assurance du local.
Souscrire une assurance pour votre local professionnel ou commercial vous permet de vous protéger contre les risques financiers liés aux sinistres. En l’absence d’une telle assurance, vous devrez assumer seul les frais résultants des dommages causés par un sinistre. Cela inclut la destruction du local, des biens de l’entreprise ou des stocks présents à l’intérieur, ainsi que les autres conséquences. Si des tiers sont affectés, vous serez également responsable des frais liés à leurs actions en justice. L’assurance couvre votre local professionnel en cas de : - Inondation, dégât des eaux, incendie, catastrophe naturelle ;
- Dégradations touchant l’ensemble de l’immeuble ainsi que les bâtiments voisins
- Vol ou vandalisme ;
- Bris de vitrine ou de huisseries ;
- Frais judiciaires résultant des poursuites engagées par des tiers affectés par un sinistre survenu dans votre bureau ;
- Blessures ou incidents causés à un tiers présent sur les lieux.
- La caution bancaire :
une solution efficace en complément du dépôt de garantie Moins connue mais particulièrement sécurisante, la prudence bancaire offre une garantie supplémentaire au bailleur. Il s’agit d’un engagement de la banque à couvrir les loyers du locataire sur une période déterminée. Par exemple, si un bailleur exige une prudence bancaire d’un an, la banque négociera avec le locataire un montant à bloquer en fonction de sa situation financière (revenus, épargne, patrimoine, etc.). Plus le locataire est solvable, moins la banque sera exigeante sur le montant immobilisé. À l’inverse, un locataire jugé peu solvable pourra être contraint de bloquer l’intégralité des fonds pendant toute la durée de la garantie. Autre avantage : cette garantie peut être renouvelée sur plusieurs années, offrant ainsi une sécurité durable au bailleur. - Cautionnement personnel :
Dans le cadre des SARL et EURL, la responsabilité est limitée à la personne morale. En cas de faillite, le bailleur ne peut pas récupérer les impayés directement auprès des dirigeants. C’est là qu’intervient la caution personnelle : elle engage une personne physique, souvent le dirigeant de l’entreprise, qui devient solidairement responsable du paiement des dettes locatives. De plus en plus utilisée dans les baux commerciaux et professionnels, la prudence personnelle permet de sécuriser les loyers impayés. En cas de défaut de paiement de l’entreprise locataire, le bailleur peut exiger le règlement directement auprès de la personne cautionnée, qui peut être poursuivie pendant une durée pouvant aller jusqu’à 30 ans. Si la caution est à durée indéterminée, elle peut être résiliée à tout moment par lettre recommandée avec accusé de réception, et la responsabilité de la caution ne portera alors que sur les dettes antérieures à la date de résiliation. Toutefois, si le formalisme est respecté, même le décès de la caution n’annule pas son engagement : celui-ci sera transmis aux héritiers lors de la succession. Dans certains cas, il est également possible d’hypothéquer un bien immobilier afin de garantir le paiement des loyers impayés. Attention ! Si la caution est dite « simple », le bailleur devra d’abord exiger le paiement du locataire avant de se retourner vers le garant. En revanche, si la caution est « solidaire », le bailleur pourra immédiatement réclamer le paiement au garant en cas d’impayés. - Signature du bail devant notaire.
Faire appel à un notaire pour la rédaction d’un bail commercial présente de nombreux avantages. Son rôle consiste notamment à : Vérifier l’identité des parties au contrat, à savoir le bailleur et le(s) locataire(s). S’assurer du respect des conditions de validité du contrat, conformément à l’article 1128 du Code civil. Cela inclut un consentement libre et éclairé des signataires, leur capacité juridique à contracter, ainsi que la licéité et la certitude du contenu du bail. Prévenir tout déséquilibre entre les parties, en évitant l’insertion de clauses abusives, comme certaines clauses d’échelle mobile qui pourraient désavantager l’une des parties. Garantir la conformité du bail avec la réglementation en vigueur, notamment les dispositions des articles L145-1 et suivants du Code de commerce. Par ailleurs, il est essentiel de prendre en compte les évolutions législatives, notamment la loi n°2014-626 du 18 juin 2014, dite loi Pinel, qui a introduit des changements significatifs dans le régime des baux commerciaux. Ainsi, toute rédaction de bail doit s’adapter à ces nouvelles exigences.
Quelles transformations sont possibles dans un bail commercial ?
Le locataire peut envisager différentes modifications d’usage du local :
- Déspécialisation : changement total ou partiel d’activité.
- Transformation en logement.
- Passage à un bail mixte.
- Sous-location sous conditions.
Qu’est-ce que le crédit-bail immobilier ?
- Le bail : L’entreprise loue un bien immobilier, tel qu’un local, des bureaux ou un entrepôt, et verse des loyers au crédit-bailleur (comme une banque, par exemple) ;
- La promesse unilatérale de vente : Le bailleur s’engage à vendre le bien à l’entreprise à l’issue du bail, et cette dernière dispose de l’option d’acheter ou non le bien à un prix fixé dès le départ.
- L’entreprise identifie le bien immobilier qu’elle souhaite acquérir et négocie les conditions d’achat avec le vendeur.
- L’entreprise soumet son dossier à la société financière, qui décide si elle accepte ou non le projet. Le crédit-bailleur évalue la situation financière de l’entreprise, sa capacité d’endettement et les caractéristiques du bien, comme une banque le ferait pour un particulier.
- Si le projet est accepté, la société financière acquiert le bien pour l’entreprise et lui loue celui-ci pendant une période déterminée, avec option d’achat à la fin du contrat.
Cette méthode permet à une entreprise d’acquérir un bien immobilier sans avoir besoin d’un apport initial ni d’un prêt bancaire. Il est également important de noter que la dette liée au crédit-bail n’apparaît pas dans le bilan comptable de l’entreprise, ce qui n’affecte pas sa capacité d’emprunt. Obligations des parties prenantes Les obligations réciproques des parties incluent, pour l’entreprise :
- La jouissance paisible du bien,
- L’entretien du bien,
- Le paiement des loyers aux échéances prévues,
- L’interdiction de vendre ou hypothéquer le bien jusqu’à la fin du bail,
- L’interdiction de changer la destination du bien sans autorisation.
- D’acheter le bien en exerçant son option d’achat,
- De restituer le bien au bailleur,
- De continuer la location, sous réserve de l’accord du crédit-bailleur. Inconvénients du crédit-bail Bien que le crédit-bail présente de nombreux avantages, il comporte aussi plusieurs inconvénients :
- Coûts potentiels : Les loyers mensuels peuvent dépasser les intérêts d’un prêt immobilier traditionnel, ce qui représente un surcoût à long terme.
- Risque de non-rentabilité : Les conditions du marché immobilier peuvent fluctuer, ce qui peut rendre l’option d’achat moins avantageuse si la valeur du bien baisse.
- Enjeux fiscaux : Bien que les loyers soient généralement déductibles, les avantages fiscaux peuvent être moins intéressants qu’un accès direct à la propriété.
- Restrictions contractuelles : Les contrats de crédit-bail peuvent inclure des clauses limitant l’utilisation du bien, ce qui restreint la flexibilité de l’entreprise.
- Impact sur la trésorerie : Bien que le crédit-bail évite un paiement initial, les loyers mensuels peuvent affecter la trésorerie sur le long terme, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME). Avantages du crédit-bail pour les entreprises Le crédit-bail immobilier offre de nombreux avantages financiers et fiscaux pour les entreprises :
- Optimisation des flux de trésorerie : L’entreprise peut bénéficier immédiatement de l’usage d’un bien sans devoir mobiliser d’importantes ressources financières, ce qui permet une gestion plus souple de sa trésorerie.
- Libération de liquidités : En évitant un paiement initial lourd, le crédit-bail libère des fonds pour d’autres investissements stratégiques.
- Déduction fiscale des loyers : Les loyers sont considérés comme des charges déductibles, ce qui réduit le revenu imposable de l’entreprise.
- Fiscalité avantageuse lors de la levée d’option : Lorsque l’entreprise choisit d’acheter le bien, celui-ci est inscrit à l’actif de son bilan, avec les avantages fiscaux associés.
- Réintégration fiscale : La réintégration fiscale est optimisée pour limiter l’impact sur le résultat fiscal de l’entreprise. Flexibilité et opportunités Le crédit-bail est un levier financier flexible et stratégique. Il permet de structurer des contrats adaptés aux besoins spécifiques de l’entreprise, avec des périodes de location flexibles et des options d’achat personnalisées. En fonction de l’évolution de son activité, l’entreprise peut ajuster la durée du contrat pour s’aligner avec ses cycles économiques, évitant ainsi des engagements à long terme non souhaités.

Quelles sont les alternatives au bail commercial ?
D’autres formes de contrats existent pour s’adapter aux besoins des parties :
- Le bail précaire, limité à trois ans.
- Le bail emphytéotique, pouvant aller de 18 à 99 ans.
- Indice des loyers commerciaux (ILC) pour commerçants et artisans.
- Indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) pour professions libérales et bureaux.
Qu’est-ce que la révision légale du loyer ?
- De l’entrée du locataire dans les lieux ;
- Du renouvellement du bail ;
- De la précédente révision (le cas échéant).
- L’indice des loyers commerciaux (ILC) pour les activités commerciales ou artisanales ;
- L’indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) pour les autres types d’activités.
Le calcul du nouveau loyer lors de la première révision triennale est effectué ainsi : Loyer actuel x (indice de révision / indice de référence en vigueur).
Qu’est-ce que la clause d’indexation du contrat de bail ?

Qu’est-ce que l’indice trimestriel des loyers commerciaux (ILC) ?
- L’indice des prix à la consommation, qui mesure l’évolution des prix des produits et services ;
- L’indice du coût de la construction, qui mesure l’évolution des tarifs dans le secteur du bâtiment.
Comment mettre fin à un bail commercial ?
- Par le bailleur : en cas de manquements, réalisation de travaux, ou reprise des locaux.
- Par le locataire : lors d’une échéance triennale ou pour départ à la retraite.
Que se passe-t-il si vous ne respectez pas ce préavis ?
- Si vous envoyez votre congé plus de six mois avant l’échéance, il sera valable, mais prendra effet uniquement à la prochaine échéance triennale.
- Si la demande intervient moins de six mois avant l’échéance, le préavis sera de six mois minimum, prolongeant ainsi la caution jusqu’à l’échéance suivante.
- Trouver un autre locataire : Le locataire peut céder son droit au bail à un nouveau locataire, qui reprendra le contrat.
- Accord amiable avec le propriétaire : En cas d’accord à l’amiable, les conditions peuvent être négociées librement, mais il est recommandé de formaliser cet accord par écrit.
- Non-renouvellement du bail ou congé : Le bailleur doit informer le locataire six mois avant l’échéance. L’information se fait par huissier, et un manquement à ce préavis rapporte les effets de la résilience à la prochaine échéance.
- Les travaux sur l’immeuble : Le propriétaire peut résilier le bail si des travaux importants sont nécessaires (construction, rénovation, transformation).
- Non-respect des obligations contractuelles par le locataire : Si le locataire ne respecte pas ses obligations (payer le loyer, entretenir les lieux), le bailleur peut demander l’expulsion, selon les termes du contrat (avec ou sans clause résolutoire).
- Redressement ou liquidation judiciaire de l’entreprise : Si le locataire fait l’objet d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, le bail n’est pas automatiquement résilié.
Quels sont les droits du locataire et du bailleur ?
- Le bailleur a le droit de percevoir le loyer, de réviser les conditions du contrat et d’exiger un pas-de-porte.
- Le locataire bénéficie du droit à la jouissance des lieux, au renouvellement du bail, à la cession du fonds de commerce et à une indemnité d’éviction en cas de non-renouvellement abusif.
En conclusion, le bail commercial est un contrat complexe qui nécessite une rédaction soignée et une bonne compréhension des droits et obligations de chaque partie.
